Né à Sanford (Floride), Jim Courier débute sur le circuit professionnel masculin (ATP) en 1988. Rapidement, son solide jeu de fond de court fait des ravages : son revers exécuté à deux mains et ses frappes à la fois sèches et puissantes en coup droit — un coup particulièrement spectaculaire et efficace — déstabilisent ses adversaires et le propulsent vers le sommet de la hiérarchie mondiale.
En 1991, il remporte son premier tournoi du Grand Chelem aux Internationaux de France en battant son compatriote Andre Agassi, au style de jeu sensiblement identique. L’année suivante, il s’impose aux Internationaux d’Australie aux dépens de l’attaquant Stefan Edberg, accède à la première place du classement mondial, récidive sur la terre battue parisienne, sa surface de prédilection, et contribue à la victoire de l’équipe américaine en Coupe Davis. En 1993, il remporte son deuxième titre consécutif et son quatrième tournoi du Grand Chelem à Melbourne.
Appartenant à une génération de joueurs américains — Andre Agassi, Pete Sampras ou encore Michael Chang — qui a pris la relève de Mats Wilander, Boris Becker et Stefan Edberg notamment, Jim Courier est l’un des artisans de l’évolution du tennis moderne vers un jeu toujours plus physique et puissant. La période au cours de laquelle il a été à son apogée sur le circuit, relativement courte — sa victoire en Coupe Davis en 1995 constitue son dernier véritable fait d’armes —, le place parmi les figures les plus marquantes de l’histoire de ce sport.