mercredi 30 décembre 2009

Venus Williams


1 PRÉSENTATION

Williams, Venus (née en 1980), joueuse de tennis américaine.

Venus Williams a remporté 7 tournois du Grand Chelem. Elle a été numéro un mondiale en février 2002.

2 LES PREMIERS PAS PROFESSIONNELS

Née à Lynwood (Californie), Venus Williams découvre le tennis dès l’âge de quatre ans et commence sa carrière professionnelle en 1994. Entraînée par son père, elle ne participe cependant qu’à quelques tournois afin de poursuivre sa scolarité. Ses premières performances significatives sur le circuit WTA datent de 1997, notamment à Indian Wells et Key Biscayne aux États-Unis où elle domine des joueuses mieux classées, parmi lesquelles sa compatriote Jennifer Capriati.

Si ses résultats dans les épreuves du Grand Chelem cette année-là sont décevants, son niveau de jeu progresse et lui permet de battre Martina Hingis (alors numéro un mondial) lors du tournoi de Sydney au début de l’année 1998 et d’atteindre les quarts de finale des Internationaux d’Australie.

3 LA CONSÉCRATION « PROGRAMMÉE »

Venus Williams remporte son premier titre en simple à l’occasion du tournoi d’Oklahoma City (États-Unis) en 1998, puis elle s’impose à Key Biscayne, première victoire dans un tournoi d’importance. L’année 2000 est celle de la consécration : médaille d’or aux jeux Olympiques d’été de Sydney (Australie), victoires aux Internationaux de Grande-Bretagne et des États-Unis, performance unique qu’elle renouvelle l’année suivante.

En 2002, finaliste malheureuse aux Internationaux de France, de Grande-Bretagne et des États-Unis, Venus Williams doit céder la 1re place de la hiérarchie mondiale (après l’avoir occupée pendant quelques semaines) à sa sœur Serena. La saison 2003 est marquée par deux nouvelles finales « fratricides » en Grand Chelem (lors des Internationaux d’Australie puis ceux de Grande-Bretagne) et par deux nouvelles défaites pour Venus Williams contre sa jeune sœur.

Ponctuée de blessures, la saison 2004 n’apporte aucun nouveau titre majeur à Venus Williams. En 2005 et 2007 cependant, elle fait du gazon de Wimbledon son « jardin » en s’y imposant pour les 3e et 4e fois et en y remportant ses 5e et 6e tournois du Grand Chelem. Mais ces succès prestigieux masquent plusieurs saisons difficiles (notamment en 2006), marquées par une lutte intense pour rester parmi les meilleures joueuses mondiales.

4 UNE JOUEUSE CHARISMATIQUE ET MODERNE

Dotée d’exceptionnelles qualités physiques et d’une puissance rare sur le circuit féminin, Venus Williams dispose en outre d’atouts techniques non négligeables qui en font une adversaire particulièrement difficile à manœuvrer. Spectaculaire, son style de jeu agressif s’inscrit dans la droite ligne de l’approche tennistique de Monica Seles notamment, et contribue à la nouvelle identité du tennis féminin.

En outre, protégée par son père et très proche de sa sœur, Venus Williams appartient à un « clan » dont la présence est parfois jugée envahissante par certaines joueuses du circuit. Elle bénéficie toutefois d’une importante popularité auprès du public et des médias qui plébiscitent et mettent en exergue sa personnalité charismatique et fougueuse.

Serena Williams


1 PRÉSENTATION

Williams, Serena (née en 1981), joueuse de tennis américaine.

Serena Williams a remporté 12 tournois du Grand Chelem et un Masters. Elle a été numéro un mondiale en 2002, 2008 et 2009.

2 LES ANNÉES DE FORMATION

Née à Saginaw (État du Michigan), Serena Williams est élevée en Californie. Son père l’encourage rapidement (comme il encourage sœur Venus Williams) à développer ses exceptionnelles aptitudes pour le tennis. Elle participe à des tournois dès l’âge de 5 ans et s’aguerrit par la suite au fil de nombreuses compétitions juniors. Dès 1990, la famille Williams s’installe en Floride, et Serena intègre le circuit professionnel à 14 ans.

Toutefois, pour éviter de lui imposer des cadences physiques trop importantes et une pression psychologique difficile à supporter à cet âge, son père (qui est également son entraîneur) lui établit un programme de jeu raisonnable. Serena Williams remporte son premier titre junior aux Internationaux de France en 1999. Quelques mois plus tard, évoluant désormais parmi les seniors, elle atteint la finale d’un tournoi majeur en Floride, mais cède la victoire à sa sœur.

3 LES PREMIERS TITRES

Le véritable avènement au plus haut niveau a lieu lors des Internationaux des États-Unis de la même année 1999 : s’appuyant sur une puissance physique peu commune et des coups d’attaque du fond du court particulièrement efficaces et dévastateurs pour ses adversaires, Serena Williams domine facilement Martina Hingis (alors numéro un mondiale) en finale, et s’adjuge ainsi son premier tournoi du Grand Chelem à 17 ans, première joueuse noire à réussir cette performance depuis Althea Gibson en 1958.

Figurant régulièrement parmi les 10 meilleures joueuses du monde, elle poursuit sa progression exponentielle en 2000 (demi-finale aux Internationaux de Grande-Bretagne) et en 2001 (finale perdue contre sa sœur Venus aux Internationaux des États-Unis et victoires à Indian Wells et aux Masters).

4 CONFIRMATION ET CONSÉCRATION D’UN TALENT HORS NORMES

L’année 2002 est quant à elle synonyme d’une domination sans partage : absente des Internationaux d’Australie, Serena Williams gagne sur la terre battue de Roland-Garros aux Internationaux de France, sur le gazon de Wimbledon aux Internationaux de Grande-Bretagne et les Internationaux des États-Unis pour la deuxième fois de sa jeune carrière, confirmant ainsi la polyvalence et la richesse de son jeu. Elle accède logiquement à la 1re place du classement mondial.

En janvier 2003, elle devient la troisième joueuse de l’histoire du tennis à remporter 4 tournois du Grand Chelem consécutivement sur deux saisons, grâce à une nouvelle victoire aux dépens de sa sœur Venus aux Internationaux d’Australie. Demi-finaliste à Roland-Garros, elle s’impose en outre pour la seconde fois consécutivement à Wimbledon.

5 UNE ÉVOLUTION CONTRARIÉE

Écartée des courts pendant plusieurs mois en 2003-2004 en raison d’une blessure, Serena Williams revient progressivement à son meilleur niveau au cours de la seconde moitié de la saison 2004, avant de remporter les Internationaux d’Australie en 2005. Mais de nouvelles blessures l’empêchent de disputer de nombreux tournois entre mai 2005 et juillet 2006.

Classée au 81e rang mondial au début de l’édition 2007 des Internationaux d’Australie, elle s’impose toutefois à la surprise générale en finale aux dépens de la Russe Maria Sharapova, puis à Miami quelques mois plus tard ; ces résultats, combinés à plusieurs places d’honneur dans les tournois du Grand Chelem, lui permettent de terminer la saison 2007 à la 7e place mondiale et de participer ainsi aux Masters.

6 UN RETOUR REMARQUABLE

Serena Williams retrouve la place de numéro 1 en 2008 pour quelques semaines au terme d’une excellente saison, malgré – à nouveau – quelques ennuis de santé. Elle confirme son retour en 2009, avec une saison excellente.

Mats Wilander


Wilander, Mats (1964- ), joueur de tennis suédois, plus jeune joueur à remporter un tournoi du Grand Chelem.

Né à Vaxjo, Mats Wilander s’impose face à l’Argentin Guillermo Vilas en finale des Internationaux de France de Roland-Garros à l’âge de 17 ans et 9 mois, en 1982, un an seulement après son passage chez les professionnels et sa victoire aux Internationaux de France juniors. Ce record de précocité a toutefois été battu en 1985 par l’Allemand Boris Becker, vainqueur des Internationaux de Grande-Bretagne à 17 ans et 3 mois.

En 1983, Mats Wilander connaît une année faste, puisqu’il remporte neuf titres, dont celui des Internationaux d’Australie qu’il conserve l’année suivante, avant de s’imposer à nouveau à Roland-Garros en 1985. À 24 ans, ce Suédois polyvalent, dont le jeu puissant de fond de court évoque celui de son illustre compatriote Björn Borg (même s’il n’est jamais parvenu, contrairement à ce dernier, à s’imposer sur la pelouse rapide de Wimbledon), connaît l’apogée de sa carrière. En effet, de nouveau victorieux à l’Open d’Australie, à Roland-Garros, puis aux Internationaux des États-Unis en 1988, il devient le premier joueur depuis Jimmy Connors en 1974 à gagner trois titres du Grand Chelem lors d’une même saison.

La fin des années quatre-vingt est marquée par des finales de tournois importants donnant souvent lieu à de longs duels entre le Suédois et le Tchécoslovaque Ivan Lendl notamment, autre adepte du jeu de fond de court. Mats Wilander dépossède ce dernier de son rang de numéro un mondial à l’automne 1988 et garde le commandement du classement ATP (Association des tennismen professionnels) pendant vingt semaines. Sa domination est cependant de courte durée, puisqu’il sort du « Top 10 » en 1989, avant d’entamer une longue traversée du désert. Opéré au genou en 1991, il prolonge une carrière en demi-teinte jusqu’en 1996, sans avoir pu briller à nouveau dans les grands tournois. Vainqueur d’un total de 33 titres, dont sept en Grand Chelem, Mats Wilander a également remporté à trois reprises (1984, 1985, 1987) la Coupe Davis avec l’équipe de Suède.

Monica Seles


1 PRÉSENTATION

Seles, Monica (née en 1973), joueuse de tennis américaine d’origine yougoslave.

Monica Seles a remporté 53 titres sur le circuit professionnel (entre 1989 et 2002), dont 9 tournois du Grand Chelem et 3 Masters. Elle a été numéro un mondial pour la première fois en mars 1991, puis de nouveau à plusieurs reprises jusqu’en 1996, pour un total de 178 semaines au sommet du classement mondial.

2 UNE ASCENSION FULGURANTE

Née à Novi Sad (aujourd’hui en Serbie), Monica Seles remporte son premier tournoi junior à l’âge de 15 ans. Elle intègre le circuit professionnel en 1989 et devient en 1990 la plus jeune lauréate des Internationaux de France. En 1991 et 1992, elle conserve ce titre et s’impose lors des Internationaux des États-Unis. Parallèlement, à la faveur de trois victoires consécutives (1991, 1992 et 1993), elle devient la « reine » des Internationaux d’Australie. Toutefois, son jeu puissant de fond du court — Monica Seles utilise une prise de raquette à deux mains pour le revers comme pour le coup droit —, plus adapté aux surfaces lentes, ne lui permet pas de triompher sur le gazon de Wimbledon. Numéro un du classement WTA des joueuses professionnelles pendant 113 semaines entre 1991 et 1993, quasiment imbattable pendant cette période, elle parvient en outre à inscrire son nom à trois reprises consécutivement au palmarès des Masters (1990, 1991 et 1992).

3 UNE HÉGÉMONIE STOPPÉE PUIS CONTESTÉE

Au faîte de sa carrière, Monica Seles est poignardée dans le dos par un spectateur (fervent supporter de sa grande rivale Steffi Graf) lors d’un match du tournoi de Hambourg (Allemagne) en avril 1993 ; blessée physiquement et psychologiquement, elle renonce à toute compétition pendant deux ans. En mai 1994, elle obtient la nationalité américaine. De retour sur le circuit en août 1995, elle réapparaît progressivement parmi les meilleures joueuses mondiales : elle s’impose notamment dans un nouveau tournoi du Grand Chelem (Australie, janvier 1996).

Cependant, sa domination n’est plus aussi hégémonique que les années précédentes. En effet, elle est opposée à une nouvelle génération de joueuses (ses compatriotes Lindsay Davenport, Jennifer Capriati, Venus et Serena Williams, mais également Martina Hingis, les Belges Kim Clijsters et Justine Hénin-Hardenne ou encore les Françaises Mary Pierce et Amélie Mauresmo) qui lui imposent une pression toujours plus importante, désormais difficile à surmonter. Monica Seles remporte son dernier titre en mai 2002 à Madrid (Espagne) et, handicapée par de nombreuses et régulières blessures, dispute son dernier match officiel l’année suivante à Roland-Garros. Après plusieurs saisons alternant espoirs de retour à la compétition et désillusions, elle met un terme à sa carrière sportive en février 2008.

Peu appréciée sur les courts en raison de son tempérament jugé trop démonstratif par ses adversaires, Monica Seles a néanmoins largement contribué, par son engagement physique et sa volonté, mais également par sa rivalité sportive avec Steffi Graf, à l’évolution du tennis féminin vers des confrontations de plus en plus spectaculaires et populaires.

Pete Sampras


1 PRÉSENTATION

Sampras, Pete (1971- ), joueur de tennis américain.

Vainqueur de 64 titres, dont 14 tournois du Grand Chelem, et numéro un mondial pendant cinq saisons consécutives entre 1993 et 1998, Pete Sampras a marqué l’histoire du tennis. Mêlant fluidité stylistique et puissance physique, son jeu a permis la transition entre classicisme et modernité.

2 AVÈNEMENT ET CONSÉCRATION D’UN JOUEUR HORS NORMES
2.1 Un palmarès longtemps inégalé

Né à Washington, Pete Sampras devient professionnel en 1988 et remporte son premier tournoi en 1990, année de son triomphe aux Internationaux des États-Unis. Vainqueur des Masters en 1991 (puis en 1994, 1996, 1997 et 1999), il est, quelques jours plus tard, « responsable » de la défaite de son équipe contre la France en finale de la Coupe Davis — qu’il contribue cependant à reconquérir en 1995.

Il remporte par la suite sept fois les Internationaux de Grande-Bretagne (1993, 1994, 1995, 1997, 1998, 1999 et 2000), les Internationaux des États-Unis à cinq reprises (1990, 1993, 1995, 1996 et 2002), les Internationaux d’Australie à deux reprises (1994, 1997), tandis qu’il échoue toujours aux Internationaux de France.

2.2 Un joueur polyvalent, un attaquant « de style »

Attaquant puissant, joueur complet disposant de qualités techniques exceptionnelles tant en jeu de fond de court qu’en enchaînement service-volée, Pete Sampras est le premier à dépasser les 1 000 aces (ou services gagnants placés hors de portée de l’adversaire) servis en une année. Il a pu être considéré comme le seul joueur capable de réaliser le Grand Chelem — que l’Australien Rod Laver a été le dernier à réussir, en 1969 — mais ses échecs répétés sur la terre battue de Roland-Garros l’en ont empêché.

3 LA FIN D’UN RÈGNE
3.1 Une suprématie contestée

Après sa 13e victoire en Grand Chelem (Wimbledon en 2001), Pete Sampras n’est plus dominateur sur le circuit comme il l’a été pendant près de dix ans ; souvent blessé, sa capacité à affronter une concurrence toujours plus âpre — son rival « traditionnel » Andre Agassi, mais également une nouvelle génération de joueurs parmi lesquels Gustavo Kuerten, Lleyton Hewitt ou le Russe Marat Safin — est désormais régulièrement remise en question.

S’il concentre ses efforts de préparation physique et psychologique sur les tournois du Grand Chelem, notamment Roland-Garros, son bilan lors des saisons 2000 (seulement 2 titres) et 2001 (une place de finaliste à l’US Open) indique des difficultés croissantes à rester au plus haut niveau.

3.2 Un dernier succès

En 2002, Pete Sampras dispute la finale du tournoi de Houston (États-Unis), mais quitte les Internationaux d’Australie en huitièmes de finale et les Internationaux de France et de Grande-Bretagne dès les premiers tours. Moins affûté physiquement, il ne parvient plus à imposer son jeu.

Toutefois, à l’occasion de l’édition 2002 des Internationaux des États-Unis, après 33 tournois sans victoire, il retrouve sa motivation et s’impose pour la 14e fois en Grand Chelem. Cette victoire aussi inattendue que méritée — il domine en effet successivement certains des meilleurs joueurs du circuit, notamment Andre Agassi en finale — confirme son appartenance au « panthéon » des plus grands joueurs de l’histoire du tennis. Fort de ce dernier succès, Pete Sampras annonce officiellement, en août 2003, la fin de sa carrière sportive.

Ken Rosewall

Rosewall, Ken (1934- ), joueur de tennis australien dont la carrière dura plus de vingt-cinq ans et fut marquée par huit victoires dans les tournois du Grand Chelem entre 1953 et 1972.

Ken Rosewall est né à Sydney. Il fit partie de l'équipe de Coupe Davis victorieuse en 1953, 1955 et 1956, et l'abandonna en même temps que son statut amateur. Il s'imposa en 1953, dès l'âge de dix-neuf ans, dans les Internationaux d'Australie et de France (Roland-Garros) où il gagna également le double, avec son compatriote Lewis Hoad. Encore vainqueur en Australie en 1955, il devint professionnel l'année suivante et remporta les Internationaux des États-Unis (Forest Hills). Après une longue période sans résultats probants, il s'imposa à nouveau dans les Internationaux de France en 1968 (face à Rod Laver), puis dans ceux des États-Unis en 1970, et gagna ceux d'Australie en 1971 (face à Arthur Ashe) et 1972, à trente-huit ans, dix-neuf ans après sa première victoire. Il fut en revanche toujours malheureux à Wimbledon où il échoua quatre fois en finale entre 1954 et 1970. Il disputa les Internationaux d'Australie jusqu'en 1978.

Patrick Rafter


1 PRÉSENTATION

Rafter, Patrick (1972- ), joueur de tennis australien.

2 PATRICK RAFTER, « ENFANT » DU TENNIS AUSTRALIEN

Né à Mount Isa (Queensland) au sein d’une famille nombreuse, Patrick Rafter débute le tennis à l’âge de cinq ans. Au terme de ses études secondaires, il parcourt l’Europe avec son frère aîné Geoff afin de disputer de nombreux tournois. Désormais officiellement entraîné par ce dernier, il intègre le circuit professionnel en 1991 et remporte le premier de ses 11 titres en 1994. Si les résultats tardent à confirmer un talent naturel hors normes, le style et le jeu de Patrick Rafter sont progressivement redoutés par ses adversaires, qui peinent à contrer les assauts répétés de cet attaquant « élevé » dans la tradition des grands joueurs australiens, tels que Rod Laver, Roy Emerson, John Newcombe, Ken Rosewall ou Pat Cash.

3 LE « DÉCLIC » : LES INTERNATIONAUX DES ÉTATS-UNIS EN 1997

L’édition 1997 des Internationaux des États-Unis marque un tournant dans la carrière de Patrick Rafter : à la surprise générale, il s’impose en finale face au Britannique Greg Rusedski et s’adjuge ainsi son premier tournoi du Grand Chelem, exploit qu’il réédite l’année suivante aux dépens de son compatriote Mark Philippoussis, non sans avoir « disposé » auparavant en demi-finale du numéro deux mondial de l’époque, l’Américain Michael Chang. Athlétique et puissant, le jeu de Patrick Rafter, particulièrement efficace sur surface rapide (notamment le gazon de Wimbledon, épreuve dont il atteint la finale à deux reprises consécutivement en 2000 et 2001) se caractérise avant tout par une exceptionnelle présence physique dans les enchaînements service-volée ; auparavant, seuls l’Américain John McEnroe et le Suédois Stefan Edberg possédaient ce style de jeu systématiquement tourné vers l’offensive et particulièrement difficile à maîtriser pour leurs adversaires respectifs.

Numéro un mondial éphémère en juillet 1999, au faîte de sa réussite sportive, Patrick Rafter crée la Children Foundation, fondation pour les enfants malades d’Australie à laquelle il verse une partie non négligeable de ses gains financiers. Spectaculaire et charismatique, il fait par ailleurs l’unanimité auprès du public et de ses confrères tennismen. S’il réside aujourd’hui aux Bermudes, Patrick Rafter n’en demeure pas moins attaché à ses racines australiennes et participe activement aux campagnes de Coupe Davis menées par son pays, notamment aux côtés du jeune prodige Lleyton Hewitt. En 2001 toutefois, à la veille d’une retraite sportive annoncée, il échoue en finale de cette épreuve contre la France.